Equipoise


Lors de cette couverture du Setouchi International Art Festival, je l’avoue, je n’ai pas été très tendre avec Megijima. Comme je l’expliquais par ailleurs, certes, le temps exécrable lors de ma visite de l’île n’a pas plaidé en sa faveur, mais il faut bien avouer que la plupart des œuvres qui y étaient présentées étaient parmi les moins intéressantes du festival : que ce soit la Fukutake House que je mentionne souvent car elle représente tout ce que je déteste dans l’art contemporain, ou encore Green Music, un foutage de gueule comme on en voit rarement. Quant au Sea-gull’s Parking Lot, je ne sais toujours pas qu’en penser (j’en parlerai plus en détails bientôt). 20th Century Recall était pas mal, mais pas transcendant non plus. J’avoue à ma grande honte – je blâme les intempéries – avoir totalement oublié de visiter le Setouchi Art Project by Aichi Prefectural University of Fine Arts and Music qui parait-il était bien (le pire c’est que c’est la seule oeuvre que j’ai vue en construction en mai dernier). Et puis il y avait Ship of the Zipper que je me faisais une joie de voir, et qui fut pourtant invisible tout le temps que j’étais sur place, que ce soit à Megijima, au port de Takamatsu ou alors sur sa route, entre les deux, zone dans laquelle je suis passé un nombre incalculable de fois (environ 16).

Mais malgré toutes ces mésaventures et autres contretemps, il y eut quelques belles surprises sur Megijima, en particulier Equipoise (均衡 – Équilibre) de Harumi Yukutake, une œuvre toute simple dans le concept : une spirale et des murs faits de petits miroirs dans un bâtiment abandonné (une sorte de hangar) ; mais extrêmement complexe dans la réalisation : il s’agit de 10 000 petits miroirs, tous assemblés à la main :

Je n’ai pas grand-chose à rajouter, sinon que ce lieu était à la fois magnifique et reposant, faisait oublier ne serait-ce que pendant quelques minutes la déception des autres œuvres de l’île.

 


A propos de David Billa

David vient du Sud-Ouest de la France. Après quelques années passées aux États Unis et quelques autres à Paris, c'est aux abords de la Mer Intérieure de Seto qu'il s'est finalement posé. Subjugué par la beauté de cette région malheureusement si méconnue, il a créé ce blog pour vous la faire découvrir.

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