Onba Factory


 

Si je vous parlais d’Onba il y a quelques jours ce n’est pas par hasard. C’est parce que nous arrivons à l’article dédié à Onba Factory (オンバ・ファクトリー). Je ne vais pas passer par quatre chemins, Onba Factory fut mon œuvre préférée de tout le Setouchi International Art festival. Peut-être que je ne suis pas totalement objectif. Peut-être que le fait que l’œuvre se situait sur Ogijima a joué. Peut-être que le fait que j’ai rencontré un des artistes s’occupant de la Onba Factory aussi.

Ou peut-être pas. Après tout, l’artiste aurait pu être désagréable et pas une des plus belles rencontres que j’ai faite liée au Festival. Quant aux œuvres situées sur Ogijima, si elles partaient avec de l’avance sur les autres, en théorie, en pratique, si je m’étais retrouvé avec quelque chose comme Fukutake House sur Ogijima, je ne sais pas si j’aurais dit la même chose.

Mais peut-être que ces risques étaient limités : comme je l’avais dit par ailleurs, il était intéressant de voir que les œuvres correspondaient assez bien dans l’ensemble à ce qui se dégageait des îles les hébergeant, je ne saurais trop comment l’expliquer.

Mais ne nous égarons pas trop et revenons à la Onba Factory.

 

Onba Factory

 

Pourquoi donc s’agit-il de mon œuvre préférée ?

Parce qu’à mes yeux elle est tout ce que l’art contemporain devrait-être, et surtout elle répond exactement au but annoncé du Festival qui est de faire connaître les îles de la région et si possible de les redynamiser. Certes, la présence même du Festival sur les îles attira les touristes qui les découvrirent par la même occasion, en espérant qu’ils y reviennent un jour et qu’ils puissent avoir un effet positif sur leur survie.

Mais alors que la majorité des œuvres a participé à cela juste par leur présence (la plupart des artistes sont venus seulement pour mettre en place leurs travaux et sont repartis, non que je les blâme pour cela, je conçois très bien qu’ils ne puisse pas passer trois mois sur place), Onba Factory va plus loin. Elle intègre l’art à Ogijima d’une façon originale, ludique, et qui non seulement respecte l’île et sa culture, mais les sublime.

Personnellement, je trouve que c’est une idée géniale que de prendre cet élément incontournable de la culture d’Ogijima qu’est le Onba et de, non seulement le transformer en œuvre d’art, mais aussi d’impliquer de la sorte la population locale, puisqu’il s’agit de leur propres Onba qui sont ainsi transformés en œuvres d’art et qui ensuite ne resteront pas exposés, mais seront « relâchés » dans la nature où ils continueront à vivre leur vie d’Onba.

Onba dans la rue

Je vous laisse avec une courte interview de Yoshifumi Ōshima, le « patron » de la Onba Factory. C’est la deuxième interview (sur trois) que j’ai réalisée durant le Festival et c’est très certainement ma préférée, ceci de par la personnalité de M. Ōshima que j’ai rencontré par hasard lorsque j’interviewai M. Tanigawa, qui a gentiment accepté que je vienne le déranger deux heures plus tard dans sa « Factory ». Malgré l’impossibilité de communication directe (merci encore à 康代 pour son aide), j’ai découvert un homme doux, aimable et avec une véritable passion pour Ogijima et ses habitants, ce qui bien évidemment a contribué au bon feeling qui est passé entre nous. J’espère le revoir un de ces jours.

Mais trêve de bavardages, voici la vidéo :

 

 

Et les photos me direz-vous ?

Elles arrivent très bientôt, mais il faudra patienter un petit peu. Là je voulais m’assurer que vous regardiez bien la vidéo dans son intégralité, et que vous ne soyez pas distraits par autre chose, par exemple des photos. Car ne me mentez pas, je vois bien dans le nombre de visionnage de mes clips que peu d’entre vous les regardez, ce n’est pas que je vous blâme (je suis souvent coupable moi aussi de ça sur les blogs que je lis) mais là, c’est différent. 🙂

Donc les photos arriveront très bientôt, ne vous inquiétez pas.

Sinon j’ajoute que si vous passez dans la région, la Onba Factory sera ouverte du 15 janvier au 31 mars (voire plus ?) tous les week-ends de 10h00 à 16h00 (prix d’entrée 300 ¥ – oui, je sais, c’était gratuit pendant le festival, mais là il faut bien donner un petit coût de pouce aux gens qui maintiennent le lieu ouvert), vous pourrez admirer les Works Onba, très probablement rencontrer des artistes, de plus, pendant le Festival on pouvait aussi y boire et y grignoter ou tout simplement s’y reposer mais je ne sais pas si cette section est toujours ouverte.

Et puis si vous lisez le japonais, voici un petit lien sur le blog de Onba Factory.

(à suivre)

 


A propos de David Billa

David vient du Sud-Ouest de la France. Après quelques années passées aux États Unis et quelques autres à Paris, c'est aux abords de la Mer Intérieure de Seto qu'il s'est finalement posé. Subjugué par la beauté de cette région malheureusement si méconnue, il a créé ce blog pour vous la faire découvrir.

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