Jul 242010
 

 

Difficile de faire un choix de visites quand on a juste une (courte) journée à passer à Osaka. Nous avons donc pris le parti de ne pas essayer de courir partout à droite à gauche et de passer la mâtinée à l’Aquarium d’Osaka. Je sais, certaines personnes peuvent trouver étrange que d’aller “perdre” une demi-journée dans un aquarium quand on est à l’autre bout du monde pour un temps limité. J’aurais même tendance à être d’accord avec ces personnes en temps normal, mais je ne sais pas, une peur d’avoir une overdose de temples magnifiques peut-être, ou tout simplement une envie de varier les plaisirs, il se trouve juste que quand 康代 a suggéré cette visite, je l’ai acceptée avec joie et sans hésitation aucune.

L’Aquarium d’Osaka, aussi appelé Kaiyukan est l’un des plus grands du monde. Il abrite près de 580 espèces, toutes plus ou moins issues de la Ceinture de Feu du Pacifique. Et j’avoue, il est des plus impressionnants. Non, nous n’avons clairement pas “perdu” une demi-journée en la passant là-bas.

J’y ai – entre autres – vu pour la première fois des raies manta, des requins-baleines, des loutres de mer et quelques autres.

 

Aquarium d'Osaka

 

Je vous passe les détails, mais partage avec vous les quelques vidéos que j’ai filmées (et qui sont d’un intérêt artistique nul, je vous avertis d’avance) :

 

Crabes

 

Mérou

 

Requin-Baleine

 

Requin

 

Aquarium d'Osaka

Araignées de Mer

 

Bon, j’avoue que je n’ai pas grand-chose à dire de plus sur l’Aquarium sinon de vous conseiller d’y aller si vous passez à Osaka.

Après la visite de l’Aquarium et d’excellents Takoyaki pour déjeuner, nous nous sommes rendus au Château d’Osaka. Tout d’abord, je me dois de vous signaler la présence d’un grand parc qui semble très beau autour du château, mais vu que la pluie décida de s’incruster pour une bonne partie de l’après-midi, nous ne nous y sommes malheureusement pas éternisés.

 

 

 

Le château en lui-même est assez étrange, pour un Occidental. Comme je l’ai déjà mentionné, il arrive souvent que quand un bâtiment historique (château ou temple) soit trop vieux ou trop endommagé, on le reconstruise tel quel. Et effectivement la plupart du temps – du moins c’est mon impression – il est reconstruit avec les mêmes matériaux et les mêmes techniques de construction que le bâtiment original.

Ce ne fut pas le cas à Osaka quand le château fut reconstruit pour la dernière fois dans les années 90, et si vu de l’extérieur, il a son apparence originale, bien que “neuve”, à l’intérieur, tout y est contemporain ce que je trouve assez dommage.

 

 

À l’intérieur on y trouve une sorte de musée sur son histoire et l’histoire médiévale de la ville, malheureusement les choses y sont peu et mal traduites en anglais. Toutefois, la collection d’objets d’époque Edo voire avant vaut à elle seule le détour (y compris de magnifiques armures de samuraï). Comme souvent les photos sont interdites, mais voici à quoi tout cela ressemble vu de l’extérieur :

 

Osaka vue du Château

 

 

Jardin du Château

 

 

Pour nous déplacer d’un endroit à l’autre, nous avons bien évidemment pris le métro – ce qui était donc une première pour moi au Japon. Un détail intéressant à noter : le ticket d’entrée de l’Aquarium, que nous avions acheté la veille, faisait aussi office de passe pour le métro pendant toute la journée, ce qui est avouons-le, une excellente initiative.

Étrangement, le métro d’Osaka me rappela vaguement celui de Bruxelles, en plus grand. Une autre chose qui me marqua c’était le fait que finalement pas mal de choses y étaient écrites en anglais, si bien que j’arrivai à m’y retrouver très facilement. Je crois qu’on peut aussi mettre cela sur le compte de mon “entrainement à la dure” sur Shikoku où l’on ne se permet pas le luxe du bilinguisme, si bien que finalement je trouve qu’il n’est pas si difficile que ça de s’y retrouver dans les grandes villes japonaises. L’anglais y étant presque omniprésent dans les transports en commun, les lieux publics, la plupart des grands magasins et j’en passe. Une grande surprise pour moi qui imaginais – de ce point de vue-là – tout le pays être comme Shikoku. J’avoue que plus ou moins consciemment et intérieurement, j’eus du mal à réprimer une stupide envie de me moquer des Gaijin qui vivent ou qui voyagent à Tokyo et à Osaka et qui se croient de grands aventuriers affrontant la bizarrerie du Japon. À ceux-là, je dis : allez faire un tour à la campagne – ou au minimum en dehors des mégapoles – un peu qu’on rigole. Aller à Tokyo ou Osaka, tout le monde peut le faire, surtout que dans ces villes-là, en plus d’un relatif bilinguisme des indications urbaines, les gens eux-mêmes sont relativement habitués à intéragir avec les étrangers. Bien sûr, à ce moment-là, c’est moi qui commençai à me considérer comme un grand aventurier : “Shikoku, ça c’est le vrai bout du monde qui n’a rien à voir avec l’Occident !” La raison s’empressa toutefois de me rappeler que j’avais en permanence mon interprète personnelle avec moi et que sans elle je n’aurais tout simplement certainement jamais mis les pieds au Japon.

Nous finîmes l’après-midi dans le quartier de Nanba, un quartier commerçant et très animé, et où pour la première fois je vis, en nombre, des Japonais avec des tenues plus ou moins excentriques pour mes critères d’Occidental. D’ailleurs lors d’une prochaine visite, il faudra que j’essaie d’étudier les différents styles vestimentaires selon les régions et les villes du Japon. Je pense ne pas trop me tromper en disant que les habitants d’Osaka sont parmi ceux aux looks les plus recherchés et aux goûts les plus intéressants. Comme je n’ai pas pris de photos du quartier, voyez cette recherche google pour vous aider à vous faire une idée.

Puis, en début de soirée, cette très brève visite d’Osaka se termina et nous prîmes le bus pour Takamatsu.

Le trajet fut pratiquement le même que celui que j’avais pris un an plus tôt pour ma première venue et, comme plusieurs fois déjà, j’avais de nouveau ce sentiment intéressant de familiarité grandissante à propos de certaines choses japonaises, dans ce cas précis, l’autoroute à Kobe, l’île d’Awaji et le nord de Shikoku qui ne sont désormais plus pour moi des lieux étranges et inconnus, mais des lieux de plus en plus familiers.

 


View 26 mai 2010 – Osaka in a larger map

 

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David Billa

David vient du Sud-Ouest de la France. Après quelques années passées aux États Unis et quelques autres à Paris, c'est aux abords de la Mer Intérieure de Seto qu'il s'est finalement posé. Subjugué par la beauté de cette région malheureusement si méconnue, il a créé ce blog pour vous la faire découvrir.

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