Visiter Takamatsu


 

Visiter Takamatsu

Certes, Takamatsu est une petite ville, mais il y a beaucoup plus de choses à visiter et à faire qu’on ne pourrait le croire au premier abord. Le fait est que pour le meilleur (les lieux ne sont pas envahis de touristes) et pour le pire (les gens pensent qu’il n’y a rien à faire à Takamatsu) ces lieux ne sont pas souvent – voire jamais – indiqués sur les guide touristiques et ils ne sont pas toujours facilement accessibles aux touristes étrangers (peu d’indications, peu de transports en commun, etc). Mais certains valent vraiment le détour et l’effort supplémentaire.

Notez que les horaires et les tarifs donnés le sont à titre indicatifs et peuvent changer. S’il n’est pas précisé autrement, les prix sont donnés pour les adultes. L’entrée est presque toujours gratuite pour les moins de 6 ans, et il y a des tarifs réduits pour les enfants et adolescents.

Voici ma sélection:

 

Quartiers et Lieux Principaux de Takamatsu

 

Parc Ritsurin

Parc Ritsurin en Automne - 21

La raison pour laquelle la plupart des visiteurs viennent à Takamatsu, il est très probablement un des plus beaux jardins du Japon. Bien évidemment, il ne faut pas le rater quelle que soit la saison. En effet, les plantes, arbres et fleurs qui y sont plantés le sont de sorte qu’il y a quelque chose de particulier à voir à chaque saison (cerisiers, nénuphars, érables, et d’autres encore).

Le parc est ouvert tous les jours, en général de l’aube au coucher du soleil (les horaires changent d’un mois à l’autre) avec quelques nocturnes de temps à autres (essentiellement pendant la floraison de cerisiers et quand les érables sont rouges). Je vous conseille de le visiter le matin, du fait de sa disposition, les plus beaux points de vue du jardin sont conçus pour être vus avec une lumière matinale (avec le soleil dans votre dos éclairant le paysage, plutôt que face à vous en contre-jour). L’entrée coûte 410 yens pour les adultes et 170 pour les enfants.

Lire les articles du blog sur le Parc Ritsurin.

 

Parc et Ruines du Château de Tamamo

Tsukimi Yagura

Quand je lis des blogs ou discute avec des étrangers à propos du Parc de Tamamo (ou Château de Takamatsu), la déception est en général le sentiment principal qui se dégage de leur visite. Tout cela est dû à un (voire deux) grave(s) malentendu(s).

Adressons d’abord le premier : ce qu’est et ce que n’est pas le Château de Takamatsu.
En général quand on pense “château japonais”, ce à quoi on pense c’est au donjon et au donjon uniquement. En fait, un château japonais c’est tout ce que l’on trouve à l’intérieur de l’enceinte, donc : un certain nombre de bâtiments, de tours, de jardins et un donjon ou tour principale. Dans le cas du Château de Takamatsu, le fait est, que – comme c’est le cas avec de nombreux châteaux japonais – la majorité des bâtiments y compris la tour principale ont été détruits, que ce soit lors de la Restauration Meiji en 1869 ou bien lors du bombardement de la ville par les États Unis en juillet 1945. Toutefois, en 1917, le Hiunkaku fut construit dans l’enceinte du château. Il servit d’abord de résidence au dernier des Matsudaira, puis de bâtiment administratif du gouvernement de Kagawa pendant un certain nombre d’années. Comment a-t-il survécu à la deuxième guerre mondiale, je ne suis pas sûr, mais il est encore là, superbe bâtiment de l’Ère Taisho – mais bâti dans un style plus ancien – que l’on peut visiter un certain nombre de jours par an (en général certains jours fériés : début de l’année, Golden Week, ainsi que pour diverses expositions et évènements tout au long de l’année). Du château original ne restent que deux tours, la Tsukimi Yagura et la Ushitora Yagura qui ne sont ouvertes que quelques jours par an (essentiellement pour Golden Week).

Donc non, nous n’avons pas ici un château au sens où on l’entend habituellement, mais il vaut quand même une petite visite. Notez aussi que le Château de Tamamo est l’un de trois châteaux au Japon à être construit en bord de mer et à avoir des douves remplies d’eau salée. Notez aussi qu’il est question de reconstruire la tour principale depuis un certain temps. Ces dernières années, de longs travaux ont permis de reconstruire la base en pierre, mais toujours pas de tour en vue. Je ne sais pas pourquoi cela prend aussi longtemps (quand je suis arrivé en 2011, il était question de trois ans de travaux je crois), mais j’ai cru comprendre qu’il est question de la reconstruire à l’identique (donc pas avec du béton, des ascenseurs et tout le reste dedans, comme c’est le cas à Osaka, Okayama et ailleurs) et que de nombreuses recherches sont effectuées pour aller dans ce sens-là.

L’autre malentendu, c’est le parc. Quand on vient de visiter le Parc Ritsurin, on ne peut qu’être déçu par le Parc de Tamamo. Le fait est que ce dernier n’a jamais eu pour vocation de faire concurrence au Ritsurin (en fait les deux appartenaient originellement à la famille Matsudaira), et qu’il sert surtout de “décor” au Hiunkaku. Bien entendu, les amoureux des plantes y trouveront leur compte d’une manière ou d’une autre.

Bref, tout cela pour dire que ce serait dommage de passer à côté du Parc de Tamamo, surtout que vous allez très certainement littéralement passer à côté lors de votre visite de Takamatsu, puisqu’il est situé entre le Sunport et la Gare Kotoden Takamatsu-Chikko, le long de Chuo-dori (l’artère principale du centre-ville) à deux pas de la Gare de Takamatsu.

Le parc est ouvert tous les jours. Les horaires changent d’un mois à l’autre (en général du lever au coucher du soleil, mais il y a parfois des nocturnes). Entrée : 200 yens.

L’entrée du Hiunkaku dépendra de la nature de l’évènement qu’il abrite.

Lire les articles du blog consacrés au Parc de Tamamo et au Château de Takamatsu.

 

Sunport

Liminal Air Core au Sunport de Takamatsu

Le Sunport de Takamatsu est juste à côté de la Gare JR de Takamatsu. C’est la zone d’où arrivait tous les bateaux et ferries en provenance de Honshu avant la construction du Grand Pont de Seto. Mais après l’ouverture de celui-ci, de nombreux ferries et la gare de trains de marchandises (qui arrivaient eux aussi par ferry) sont devenus obsolètes. Donc en 1999, tout le quartier fut reconstruit et remodelé pour en faire un des fronts de mer les plus agréables du Japon. À la place des bâtiments industriels et de transports, on trouve aujourd’hui une grande esplanade accueillant toutes sortes d’évènements, une longue promenade qui vous permet d’apprécier la beauté de la Mer Intérieure de Seto, au bout de celle-ci, vous pouvez admirer le Phare Rouge de Takamatsu (qui a pour particularité d’être lumineux dans son intégralité). La Symbol Tower, le seul “vrai” gratte-ciel de Takamatsu accueille des bureaux, mais aussi des lieux où sont organisés divers ateliers et évènements culturels et des restaurants. Juste à côté le Sunport Hall abrite des salles de concert et de conférence ainsi que quelques commerces et restaurants. Le dimanche (pas tous les dimanches par contre, se renseigner auparavant) est organisé le Sanuki Marché où sont vendus des produits (essentiellement de la nourriture) en provenance de divers endroits de Kagawa, on peut même y manger des crêpes “bretonnes de Kagawa” (faites par un vrai Breton avec des ingrédients de Kagawa uniquement). Et bien entendu, c’est du Sunport que partent les ferries vers les îles de Setouchi (Naoshima, Ogijima, Teshima, Megijima, Shodoshima et Oshima). Un endroit toujours agréable où se balader et où il se passe souvent quelque chose d’intéressant.

Lire les articles du blog consacrés au Sunport de Takamatsu.

 

Shikoku Mura

Shikoku Mura 5

Nous partons maintenant un peu plus à l’est de Takamatsu pour Shikoku Mura. Situé au pied de la colline de Yashima, Shikoku Mura est un écomusée où ont été rassemblés une trentaine de bâtiments et maisons historiques de l’île en un “village de Shikoku”. Par “rassemblés” j’entends que les bâtiments en question ont été démontés de leur emplacement original et remontés à Shikoku Mura pièce par pièce. Si vous vous intéressez à l’histoire du Japon et à la vie quotidienne sur Shikoku à l’Époque d’Edo (dont date la majorité des bâtiments), c’est un lieu à ne pas manquer.
Accès: à 5 minutes à pied de la gare Kotoden Yashima (un peu plus loin depuis la gare JR Yashima). Ouvert tous les jours de 8h30 à 17h30 ou 18h00 selon la saison.
Entrée : 800 yens. (réductions possibles pour étudiants, etc.)

Notez qu’attenant à Shikoku Mura, se trouve un musée d’art européen dont le bâtiment a été conçu par Tadao Ando. Je ne l’ai jamais visité, peut-être un de ces jours. L’entrée est de 500 yens, on peut aussi acheter un ticket donnant accès à la fois à la galerie et l’écomusée pour 1000 yens.

Lire les articles du blog consacrés à Shikoku Mura.

 

Yashima

Yashimaji - Tanuki

La grande colline plate que l’on peut voir d’à peu près partout à Takamatsu (au passage, c’est un bon repère si jamais vous vous perdez, tout comme Shiun-zan, la colline située derrière le Parc Ritsurin) est Yashima. Ce plateau d’environ 300 mètres d’altitude est un reste de volcan très ancien (très très ancien, on parle ici de l’ère primaire). On y trouve un certain nombre de choses intéressantes. Shikoku Mura, mentionné juste au-dessus. Il y a bien sûr aussi Yashima-ji, le 84e temple du Pèlerinage de Shikoku (dont il sera question un peu plus bas). Le temple possède un musée très petit, mais très intéressant. La vue sur Takamatsu et la Mer Intérieure de Seto est parfois à couper le souffle (je vous laisse imaginer les couchers de soleil). Pour les amoureux de la nature, il y a de nombreux sentiers (j’en conseille deux en particulier : celui qui mène jusqu’à la pointe nord de Yashima, et la route du pèlerinage). Il y a aussi quelques boutiques et restaurants, mais rien de bien intéressant de ce côté-ci. J’ai cru comprendre qu’un hôtel-spa avait ouvert récemment. Finalement, je vous déconseille l’Aquarium, plus déprimant qu’autre chose comme c’est souvent le cas avec les zoos et autres parcs animaliers au Japon.

Lire les articles du blog consacrés à Yashima.

 

Busshozan

Pagode de Hōnen-ji à Busshōzan, Takamatsu

Busshozan est un quartier complètement inconnu des touristes, surtout des touristes étrangers, et c’est vraiment dommage. Situé à 10 km au sud de la Gare de Takamatsu et du Sunport, c’est le seul quartier “historique” de Takamatsu. Pendant la deuxième guerre mondiale, comme de nombreuses autres villes du Japon, Takamatsu fut presque complètement détruite en juillet 1945 par des bombes incendiaires américaines (on parle souvent – à raison – des bombes atomiques, mais on oublie trop souvent que de nombreuses villes du pays ont été presque complètement détruites par des tapis de bombes incendiaires vers la fin de la guerre, avec le nombre de victimes que je vous laisse imaginer). Du fait de son éloignement du centre-ville, Busshozan a été épargné, et c’est aujourd’hui le seul endroit à Takamatsu où vous trouverez des maisons datant de l’époque de Meiji, voire de Edo en nombre conséquent. Une autre raison est le fait que malgré son éloignement, Busshozan est depuis très longtemps un lieu regorgeant d’activité. Cette activité était, à l’origine, générée essentiellement par la présence du Honen-ji, le temple du clan Matsudaira, qui était aussi un lieu de pèlerinage (aucun lien avec le Pèlerinage de Shikoku, celui-ci est lié au fait que – comme son nom l’indique – le temple aurait été fondé par Honen lors de son exil sur Shikoku).

En plus de son côté historique, le quartier est aujourd’hui l’un des plus dynamiques de la ville. Il se développe à grande vitesse et voit apparaître divers lieux des plus intéressants (culturels, magasins, restaurants).

À visiter impérativement, que ce soit pour son aspect historique ou plus contemporain (en fait, c’est à mes yeux le mélange des deux qui fait le charme du lieu).

Accès en transports en commun : même si Busshozan est accessible en bus, je vous conseille de prendre le Kotoden (ligne jaune – Kotohira) jusqu’à la station Busshozan, ensuite, il vous faudra marcher un peu.

Lire les articles du blog qui parlent de Busshozan.

 

Ogijima

Phare d'Ogijima

Administrativement, Ogijima fait partie de Takamatsu. Si vous lisez ces lignes, j’ose croire que vous savez déjà un peu de quoi il en retourne et qu’un passage sur l’île est déjà prévu dans votre voyage. Un guide complet de l’île sera disponible aussitôt que ce guide (incomplet) de Takamatsu sera terminé.

 

Shionoe

Je ne vais pas vous mentir, je ne suis encore jamais allé à Shionoe (en fait, si, une fois), à l’extrémité-sud de Takamatsu, après l’aéroport, à la frontière de Tokushima. Cet ancien village, intégré récemment à Takamatsu est toutefois rempli de charme pour les amoureux de la nature montagneuse. Il est surtout célèbre pour son onsen et son festival des lucioles en juin.

Plus de détails dès que j’aurais enfin eu l’opportunité de m’y rendre.

 

Shotengai

Marugamemachi Green 3Nous retournons au centre-ville avec le Shotengai de Takamatsu. Les Shotengai (qui signifie “rue commerçante”) sont ces rues piétonnes et couvertes qui fleurirent dans presque toutes les villes du Japon d’après-guerre (voire avant ?), mais qui sont aujourd’hui en train de tomber peu à peu à l’abandon, remplacées par les centre commerciaux fermés d’importation américaine.

Le Shotengai de Takamatsu est assez unique en son genre pour deux raisons : tout d’abord, c’est le plus long du Japon. Il est composé de sept rues qui constituent plus de trois kilomètres de rues piétonnes au cœur de la ville.

En venant de la Gare de Takamatsu (à quelques centaines de mètres au sud de celle-ci), vous tomberez d’abord sur Hyogomachi. La rue est assez vivante et regroupe un certain nombre de restaurants et commerces très divers.
Ensuite, vous tomberez sur le Marugamemachi Dome, une place circulaire recouverte d’un grand dôme de verre. On y trouve des magasins de luxe, et divers évènements (culturels et/ou commerciaux) y sont organisés pratiquement tous les week-ends.
En continuant tout droit, Hyogomachi devient Kataharamachi, de plus en plus calme au fur et à mesure que l’on s’éloigne du dôme. Peu à peu les boutiques à la mode font place à des boutiques plus traditionnelles, mais aussi quelques magasins et cafés “branchés” ici ou là, ainsi que des izakayas.
Quelques dizaines de mètres après avoir passé le dôme, sur votre droite débute Lion dori. Cette rue couverte est assez singulière : si vous y passez en journée, à l’exception de quelques échoppes et cafés en début de rue, elle semble bien morte, presque abandonnée, avec un grand nombre de devantures fermées. Mais c’est la nuit que Lion dori vit, elle est effectivement le coeur du “mizu shobai” de Takamatsu, le quartier où l’on sort pour boire, faire la fête, des rencontres et plus si affinités. Mais même de jour, un petit tour dans Lion dori est intéressant, car la rue et les ruelles attenantes ont le charme un peu désuet des quartier populaires japonais de l’époque Showa.
Revenons au dôme pour prendre la rue couverte la plus célèbre de Takamatsu : Marugamemachi. Vous ne pouvez pas vous tromper, c’est la plus luxueuse et la plus belle de la ville. Effectivement, elle a été presque entièrement rénovée ces dernières années dans le but de redynamiser le centre-ville et de lui éviter le sort que les centre-villes des villes moyennes subissent : à savoir se désertifient au profit des centre commerciaux situés loin du centre. Marugamemachi est aujourd’hui un lieu où il fait bon se promener et bien entendu faire du shopping. Mais bien entendu, cette gentrification à aussi des effets pervers, les boutiques et magasins traditionnels et populaires de la rue ferment peu à peu pour laisser place à des franchises de marques célèbres.
Marugamemachi se termine par un mini-centre commercial du nom de Marugamemachi Green où l’on trouve des boutiques en général branchées.
Si on continue vers le sud, Marugamemachi se transforme en Minamishinmachi, puis Tamachi.

 

Hyōgomachi

 

Minamishinmachi regorge d’activité. Là, où Marugamemachi attire de plus en plus les couches bourgeoises de la population locale, Minamishinmachi attire les couches plus populaires de celle-ci (même si les distinctions sociales au Japon restent beaucoup plus floues qu’en Europe).
Tamachi est beaucoup plus calme, sans être désert non plus. Les boutiques que l’on y trouve ont surtout une clientèle locale, vivant dans le quartier.

Entre Minamishinmachi et Tamachi, vous trouverez une dernière rue qui relie l’artère piétonne principale à la gare de Kawaramachi, c’est Tokiwa-gai. Pour une raison étrange, cette rue est en assez mauvaise “santé” surtout si on la compare aux autres. De plus en plus de commerces fermes, ceux qui ouvrent ne le restent pas longtemps et seuls quelques uns bien établis depuis de nombreuses années voire décennies semblent résister. Pourtant, la rue semble regorger d’activité, ne serait parce qu’elle est la rue principale pour accéder à la gare de Kawaramachi, mais aussi parce que l’on y trouve un certain nombre de salles de concert qui attirent la population jeune et branchée de Takamatsu.

Quoiqu’il en soit que vous vouliez faire du shopping ou juste vous balader, le shotengai est un endroit qui n’est pas dénué d’intérêt et vous montrera une autre facette du Japon.

 

Mure et Aji

À l’ouest de Yashima, autour du Mont Goken, se trouvent les quartiers d’Aji et de Mure. Anciens villages, ils ont été rattachés à Takamatsu il y a quelques années, mais ils gardent tout leurs charmes des petits villages côtiers qu’ils étaient il y a peu.

De plus, Aji est célèbre régionalement pour sa pierre (si vous vous y rendez, vous ne pourrez pas manquer la carrière qui occupe une bonne partie de la montagne) et on y trouve un Stone Museum, et non loin de celui-ci le Noguchi Museum (plus de détails dans quelques lignes)

 

Kinashi

Dans l’ouest de la ville, le quartier de Kinashi a la particularité d’héberger des dizaines de pépinières de bonsaïs, en particulier des bonsaïs de pins dont Takamatsu est le plus grand producteur du Japon. La vue de ces centaines de petits arbres alignés en pleine terre pour les plus jeunes est quelque chose à ne pas manquer si vous vous intéressez aux bonsaïs.

 

Musées

 

Même si Takamatsu est loin d’être célèbre pour ses musées, on en trouve quand même quelques uns de très intéressants :

Kagawa Museum

Situé juste derrière le Parc de Tamamo (le château de Takamatsu si vous préférez), et à la fois musée d’art et musée d’histoire, le Kagawa Museum vaut vraiment la visite si vous restez un certain temps en ville (si vous n’êtes que de passage, je comprendrais que vous lui préfériez d’autres lieux).

Ouvert tous les jours sauf le lundi (fermé aussi pendant les jours fériés de fin d’année) de 9h00 à 17h00 (dernière entrée à 16h30), parfois jusqu’à 19h30 pour certaines expositions temporaires.
Entrée : 410 yens (gratuit pour les moins de 18 ans, les plus de 65 ans et les personnes handicapées). Certaines expositions temporaires ont un prix d’entrée séparé.

 

Noguchi Museum

Le sculpteur Isamu Noguchi a une relation parfois méconnue avec Takamatsu. À la fin des années 50, alors qu’il recherchait des pierres pour son jardin de l’UNESCO à Paris, Noguchi est arrivé à Shikoku et plus précisément à Mure, où il fit la connaissance d’un sculpteur de pierre avec qui il sympathisa. Il aima tellement le village qu’il y installa un atelier et il resta à Mure jusqu’à 6 mois par an pendant les vingt dernières années de sa vie. Aujourd’hui, son ancien atelier a été converti en musée lui étant dédié.

Ouvert le mardi, jeudi et samedi. On ne peut visiter le musée que sur rendez-vous en visite guidée. Les visites sont à 10h00, 13h00 et 15h00.
Entrée : 2160 yens (1080 yens pour les lycéens, gratuit pour les moins de 15 ans).

 

Stone Museum

La pierre d’Aji est considérée comme une pierre de très grande qualité, et ce granite est très renommé. Dans le village de Mure, en bord de mer et au pied des carrières se trouve le Stone Museum, musée dédiée à la pierre d’Aji, mais pas seulement, loin de là. Il y est plus généralement question de sculptures, fossiles et autres travaux de la pierre.

Ouvert tous les jours sauf le lundi (et les jours fériés de fin d’année) de 9h00 à 16h30.
Entrée : 200 yens (100 yens pour les enfants et adolescents).

 

Takamatsu City Museum of Art

Le Musée d’Art de Takamatsu a récemment rouvert après plusieurs mois de rénovations. Je n’y suis pas encore retourné, mais comme à son habitude, il héberge de très intéressantes expositions.
Toutefois, il organise certaines expositions dans la bibliothèque municipale (1-2-20 Showa-cho), à deux pas de l’Université de Kagawa.

 

Seto Inland Sea Folk History Museum

En fait une annexe du Kagawa Museum, le Seto Inland Sea Folk Museum retrace l’histoire et la culture des gens qui vivent dans la Mer Intérieure de Seto depuis la nuit des temps ou presque. Un musée que je qualifierai d’incontournable pour qui s’intéresse à l’histoire et la culture du Japon, mais malheureusement, il n’est pas facile d’accès pour les étrangers. Situé en dehors de la ville, en haut d’une colline de l’ouest de Takamatsu, il est inaccessible en transports en commun.

Adresse: 1412-2 Tarumi-cho‬

Ouvert tous les jours sauf le lundi de 9h00 à 17h00.
Gratuit.

 

 

Temples et Sanctuaires

 

Il y a fort à penser que vous ne viendrez pas non plus à Takamatsu pour ses temples et ses sanctuaires (sauf si vous faites le Pèlerinage de Shikoku, cela va de soit) , pourtant, un certain nombre valent que l’on s’y attarde un peu.

Les Temples :

On ne peut pas parler de temples sur Shikoku sans invoquer le Pèlerinage, commençons donc par les temples du pèlerinage qui sont situés à Takamatsu :

 

Sanuki Kokubunji - Statue PelerinSanuki Kokubun-ji (80)

Petit temple sans rien de bien particulier, mais dont la visite est quand même très sympathique. Une très bonne entrée en matière si vous voulez vous familiariser avec le Pèlerinage de Shikoku lors de votre visite de Takamatsu.

Accès : Gare JR Kokubu.

Lire les articles du blog qui parlent de Sanuki Kokubun-ji.

 

Shiromine-ji (81)

Shiromine-ji est techniquement dans la ville de Sakaide, mais situé très près de Negoro-ji, il vaut vraiment le détour. Il est assez grand et ses divers bâtiments sont étendus à flanc de montagne sur une surface assez grande. Un très beau temple au milieu de la nature.

Pas d’accès en transports en commun, il vous faudra vous y rendre par vos propres moyens.

 

Pèlerin HenroNegoro-ji (82)

Negoro-ji, niché au cœur de la montagne, mais toutefois en bord de mer, est un de mes temples préférés de la région. Quand on le visite on se sent vraiment coupé du monde, et la nature est partie intégrante du temple. C’est fin novembre qu’il est le plus magnifique quand les nombreux érables japonais qui y poussent se parent de leurs couleurs automnales.

Pas d’accès en transports en commun, il vous faudra vous y rendre par vos propres moyens.

Lire les articles du blog qui parlent de Negoro-ji.

 

Ichinomiya-ji (83)

Je dois avouer qu’Ichinomiya-ji est l’un de ces temples du pèlerinage qui ne présente pas un très grand intérêt touristique. Toutefois, il se trouve tout à côté de Tamura-jinja (dont je vous conseille chaudement la visite, voir un peu plus loin), alors pourquoi ne pas y faire un bref détour quand vous serez dans le quartier.

Accès : Gare Kotoden Ichinomiya (ligne jaune)

 

Yashimaji - HondōYashima-ji (84)

Situé au sommet de la colline du même nom qui domine Takamatsu, Yashima-ji est un temple très plaisant à visiter qui regorge de petites surprises ici ou là. On y trouve aussi un musée très intéressant, et bien entendu la vue du sommet de Yashima vaut à elle seule qu’on y fasse un tour.

Accès : Gare Kotoden Yashima (ligne rouge) puis bus-navette. Si vous vous en sentez le courage, vous pouvez descendre à la gare d’avant (Kamamoto) et emprunter le chemin des pèlerins. Une montée ardue, mais une montée riche en expériences et découvertes. Notez aussi que si vous montez à Yashima en voiture, la route est à péage et il s’agit de la route la plus chère du Japon (j’ai oublié le prix exact, mais c’est quelques centaines de yens pour une distance d’à peine un kilomètre ou deux)

Lire les articles du blog qui parlent de Yashima-ji.

 

Yakuri-ji - 10Yakuri-ji (85)

Sur l’autre grande colline du coin, le mont Goken, se trouve Yakuri-ji. Ce temple est vraiment superbe et fait partie de mes préférés. À flanc de montagne et perdu dans la nature, lui aussi a une atmosphère un peu irréelle.

Accès : Gare Kotoden Yakuri (ligne rouge), puis quelques minutes de marche et ensuite un funiculaire.

Lire l’article du blog qui parle de Yakuri-ji.

 

Même s’ils ne sont pas dans Takamatsu, je me dois de vous mentionner aussi les deux temples suivants :

 

Zentsu-ji (75)

Situé dans la ville du même nom, à une trentaine de kilomètres de Takamatsu, le Zentsu-ji est le plus grand temple du Pèlerinage de Shikoku et le plus important puisqu’il fut bâtit sur le lieu de naissance (présumé) de Kobo-daishi. Si le pèlerinage de Shikoku vous intéresse un minimum c’est le temple à ne surtout pas rater.

Accès : Gare JR Zentsuji.

Lire les articles du blog qui parlent de Zentsu-ji.

 

Okubo-ji (88)

Situé lui aussi dans Kagawa, mais hors de Takamatsu, Okubo-ji est tout simplement le dernier temple du pèlerinage. J’avoue avec un peu de honte que je ne m’y suis toujours pas rendu (au début, je souhaitais m’y rendre en dernier, depuis j’ai changé d’avis, mais n’ai pas vraiment eu l’occasion d’y aller – je vais essayer de remédier à ça le plus vite possible). Bien entendu qu’il faut le visiter si le Pèlerinage de Shikoku vous intéresse.

 

Et s’il ne fait pas partie du pèlerinage de Shikoku, il y a toutefois un temple à ne rater sous aucun prétexte si vous êtes à Takamatsu, il s’agit de Honen-ji dans le quartier de Busshozan :

Le Sanbutsudō de Hōnen-jiHonen-ji

Situé un peu à l’extérieur de la ville, dans le quartier de Busshozan mentionné plus haut, Honen-ji est un temple pratiquement inconnu en dehors de la ville (et même en ville, je soupçonne un grand nombre de personnes de ne pas le connaître) et pourtant il est l’un des temples les plus fascinants que je connaisse. J’ose dire qu’il est à même de rivaliser avec certains autres temples beaucoup plus célèbres du Japon. Fondé par le moine Honen, il fut longtemps le temple privé du clan Matsudaira, les seigneurs de Takamatsu. C’est d’ailleurs en haut de la colline derrière le temple que sont enterrés les membres du clan et les anciens seigneurs de la ville. Si le temple vaut absolument le détour malgré son éloignement c’est parce qu’il possède l’une des pagodes les plus récentes du Japon (inaugurée en 2011), mais aussi et surtout pour ce que l’on trouve à l’intérieur de l’un de ses bâtiments, le Sanbutsu-do. je vous laisse la surprise (ou alors vous pouvez chercher la réponse en cliquant sur le lien quelques lignes plus bas)

Accès : Gare Kotoden Busshozan (ligne jaune)
Entrée gratuite pour le jardin, 350 yens pour les adultes (300 pour les adolescents, gratuit pour les enfants)

Lire les articles du blog qui parlent de Honen-ji.

 

Les Sanctuaires :

Comme partout au Japon, Takamatsu regorge de dizaines de sanctuaires de toutes tailles. J’en mentionnerai deux en particulier :

 

Dragon de Tamura JinjaTamura-jinja

Tamura-jinja n’est pas un sanctuaire célèbre en dehors de Takamatsu, mais il est certainement le plus grand de la ville (avec des énormes torii à chaque entrée) et il est fascinant à visiter, avec des choses à découvrir dans chaque recoins du jardin. Si les sanctuaires vous intéressent, ne le ratez pas.

Accès : Gare Kotoden Ichinomiya (ligne jaune)

Lire les articles du blog qui parlent de Tamura-jinja.

 

Iwaseo Hachiman-gu

Iwaseo Hachiman-gu est un sanctuaire de taille moyenne que l’on trouve un peu à l’ouest du centre-ville. Il n’a rien de “particulier”, on pourrait même dire que c’est un sanctuaire typique, mais c’est pour cela que je l’aime et que je le trouve intéressant. Si vous vivez au Japon ou l’avez souvent visité, peut-être n’y trouverez-vous pas grand intérêt, mais si vous êtes encore assez novice dans la culture traditionnelle japonaise, Iwaseo Hachiman-gu est le parfait sanctuaire pour vous donner une idée de ce qu’est un sanctuaire “normal”.

Accès: À mi-chemin entre les Gares JR Ritsurinkoenkitaguchi et Showacho. Il est aussi tout à fait possible de marcher depuis le centre-ville.

Lire les articles du blog qui parlent d’Iwaseo Hachiman-gu.

 

Et bien sûr, bien qu’il soit situé à une trentaine de kilomètres de Takamatsu, vous ne pouvez rater le plus grand sanctuaire de Shikoku, je veux parler de :

 

Konpira-san

Situé dans la ville de Kotohira (en fait son vrai nom est “Kotohira-gu”), le Konpira-san est un réseau de sanctuaires à flanc de montagnes (il faut monter 1368 marches jusqu’au sommet, mais “seulement” 785 . Il est probablement le sanctuaire le plus célèbre de Shikoku, et il ne faut absolument pas le manquer.

Accès: Gare Kotoden Kotohira (terminus de la ligne jaune) ou JR Kotohira.

Suivez (presque) pas à pas l’ascension de Konpira-san en commençant par cet article.

Lire les autres articles du blog qui parlent de Konpira-san.

 

Takamatsu Sunport Hall