Motoyama-ji


 

Comme à chaque fin de vacances, le même problème se pose: comment trouver le temps de transformer ces centaines (milliers ?) de photos en articles plus ou moins intéressants. Faire le tri des photos, rédiger des textes, faire parfois des recherches pour rédiger lesdits textes… C’est souvent mission impossible, surtout quand le temps qui m’est imparti, et l’énergie qu’il me reste habituellement en fin de journée ne permettent guère plus que les mini-articles auxquels je vous ai habitués ces derniers temps (une ou deux photos associés de quelques lignes). Pour vous donner une idée, il me reste encore des préparations d’articles vieilles de trois ans. Bref, tant que je ne serai pas payé pour écrire ce blog à plein temps (un mécène parmi vous ?) cela restera mission impossible, mais tel le Sisyphe des temps modernes, je continuerai à m’atteler à la tâche coûte que coûte. 🙂

Et donc, aujourd’hui, on commence par un mini-article sur Motoyama-ji, le 70e temple du Pèlerinage de Shikoku.

Situé dans la ville de Mitoyo, mais à deux pas de la ville de Kan’onji (elles sont contigües), cela faisait un bon moment que je voulais le visiter ce temple (en fait, à chaque fois que je me suis rendu à Kan’onji et que je voyais sa pagode non loin de la route), mais ironiquement, même si j’y suis enfin allé, je ne l’ai que peu “visité”.

Bon déjà, il y avait quelques travaux disgracieux, mais surtout en dehors de sa pagode, pas grand chose. Ah, on m’informe que son Kondo date de l’an 1300 et est classé Trésor National. Oups, je l’ai à peine remarqué. Honte à moi (et ce sera une excuse pour y retourner).

Voici la seule photo que j’y ai prise (plus trois autres photos “empruntées” à ma mère):

 

Motoyama-ji, le 70e temple du Pèlerinage de Shikoku

 

 

Vous devez vous demander pourquoi cette distraction assez inhabituelle de ma part. C’est simple, j’ai passé la majorité de mon temps à Motoyama-ji (pendant que mes parents visitaient et ma fille jouait) à discuter avec Markus.

Qui ça ?

Markus est un jeune allemand des plus sympathiques. D’abord croisé quelques heures plus tôt à Kan’on-ji / Jinne-in, je le retrouvai à Motoyama-ji (entre temps, nous étions allés manger, lui il avait marché d’un temple à l’autre).

Il faisait le pèlerinage Henro dans les règles de l’art. Oui, je sais, pas vraiment de règles pour faire le pèlerinage… Disons qu’il le faisait de la manière traditionnelle – entièrement à pied (il ne prenait le train que pour faire des détours touristiques et reprenait toujours sa marche là où il l’avait interrompue), en démarrant au premier temple, pour y retourner une fois le dernier atteint, et finalement ensuite un épilogue à Koya-san (là, il allait y aller en train par contre).

Et donc nous avons discuté un bon moment de pas mal de trucs : le pèlerinage lui-même, les autres trucs à voir à Shikoku, ma vie, sa vie et le reste.

Le genre de chouettes rencontres que l’on fait de temps en temps et qui nous rappellent que les gens sont parfois plus importants que le reste, même les bâtiments vieux de 700 ans.

 

Markus - Henro

 

Les plus perspicaces d’entre vous auront remarqué que l’arrière-plan de cette photo ne ressemble pas trop à un temple et ils auront raison. Le fait est que j’ai de nouveau croisé Markus quelques jours plus tard et complètement par hasard alors qu’il faisait un détour par le Parc Ritsurin, mais cette fois-ci, nous n’avons pas eu beaucoup de temps, il avait pas mal de route à faire ce jour-là, y compris les ascensions de Yashima-ji et Yakuri-ji.

Je ne l’ai pas revu. J’espère que son pèlerinage s’est bien terminé. Aujourd’hui, il doit soit être à Tokyo qu’il voulait voir avant de rentrer chez lui, ou alors il est déjà rentré en Allemagne. Je ne pense pas le recroiser un jour, mais je suis sûr que ce mois et demi passé sur Shikoku restera à jamais gravé dans sa mémoire.

Et Motoyama-ji ? J’aurais bien l’occasion d’y retourner un de ces jours…

 

 

 


A propos de David Billa

David vient du Sud-Ouest de la France. Après quelques années passées aux États Unis et quelques autres à Paris, c'est aux abords de la Mer Intérieure de Seto qu'il s'est finalement posé. Subjugué par la beauté de cette région malheureusement si méconnue, il a créé ce blog pour vous la faire découvrir.


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6 commentaires sur “Motoyama-ji

  • Telly

    “D’abord croisé quelques heures plus tard à Kan’on-ji / Jinne-in,”, euh, je suppose que tu voulais dire “quelques heures PLUS TÔT” 🙂
    Sinon pour le manque de temps ne t’en fait pas. Perso je suis en pré-retraite et je n’arrive pas à tenir mon blog de façon régulière car je n’ai pas le temps! Même si j’ai réussi à pondre deux ou trois trucs récemment.
    Et puis un article court peut être aussi intéressant qu’un long!
    Allez, bon courage!

    • David Billa Auteur du billet

      Oups, merci pour la correction (un jour, il faudra que je me relise avant d’appuyer sur le bouton “publier”) 🙂

      Et merci pour les mots d’encouragement aussi. 🙂

  • Tooncec

    Bon ben ça sera pour une prochaine fois !
    Le pélerinage doit être une sacrée expérience, c’est quelque chose que j’aimerais réaliser. J’ai l’impression qu’il y a de plus en plus d’étrangers qui le réalisent.

    • David Billa Auteur du billet

      Je croise effectivement de plus en plus d’étrangers qui le font, surtout à pied en fait…
      La plupart des Japonais qui le font le font souvent en voiture ou en bus (la plupart du temps parce qu’ils sont trop vieux et/ou n’ont pas le temps de le faire à pied).
      Mais dans les rues, bâton à la main, je vois vraiment de plus en plus d’étrangers, au pif, je dirais presqu’un tiers.

      J’aimerais le faire à pied un de ces jours, mais je doute que cela soit possible avant la retraire malheureusement.

  • danielle

    pas mal pour un “mini-article”! 🙂 je n’ose commenter le contenu, ce serait ridicule. merci pour le partage comme on dit souvent sur les blogs, mais c’est sincère, alors…

    • David Billa Auteur du billet

      Merci beaucoup…

      Ce que j’appelle “mini-article” peut parfois avoir une certaine épaisseur… Mais je veux dire un article sans beaucoup de photos, avec peu ou pas de recherches factuelles à faire, ce genre de choses. 🙂