Art House Project sur Naoshima


 

Aujourd’hui quelques photos des rues du village de Honmura sur Naoshima et plus précisément des bâtiments abritant le Art House Project.

Si vous ne connaissez pas encore ce dernier, sachez que c’est un projet de long terme sur Naoshima qui consiste à rénover (et parfois même reconstruire) de vieux bâtiments pour qu’ils y hébergent des œuvres d’art (quand c’est pas le bâtiment lui-même l’œuvre).

J’en avais parlé plus en détails dans ce très vieil article écrit à l’issue de ma première visite de l’île. Vous trouverez aussi quelques informations pratiques les concernant sur la page consacrée à Naoshima de mon guide de l’Art de Setouchi.

 

Minamidera de Tadao Ando (pour le bâtiment) et James Turrell (pour l’œuvre d’art). Il est hors de question que je vous raconte ce que l’on y trouve à l’intérieur (et si quelqu’un vous l’a déjà raconté, honte à eux). Sachez juste que Minamidera veut dire “temple sud” et que ce bâtiment se trouve là où se trouvait autrefois un temple qui a depuis disparu – et qu’il y en a un autre situé à une centaine de mètres au nord, ceci explique certainement cela – et que cela n’a rien à voir avec l’œuvre d’art en elle-même.

Toutefois, et malgré cette aura de mystère autour de laquelle je l’entoure, si vous ne devez voir qu’une seule œuvre sur Naoshima, c’est peut-être celle-là.

 

Ça c’est le Ando Museum, mais vous l’aviez déjà deviné. Il ne fait pas partie du Art House Project, mais bon, c’est de l’art dans une maison dans Honmura sur Naoshima, alors c’est tout comme.

Je vais vous surprendre en vous disant que je n’y suis entré qu’une seule fois, en 2013, peu après son ouverture. C’était intéressant, mais pas de quoi y retourner tous les six mois non plus. Je voulais y retourner en 2016, mais ça ne s’est pas fait pour je ne sais quelle raison. Quant à ces photos, elles furent prises l’hiver dernier, lors d’une journée très sympa à faire le tour de l’île avec une amie sans visiter la moindre œuvre (nous y étions pour faire divers repérages pour elle).

 

Devinette : saurez-vous retrouver l’emplacement de ces pièces de 5 yens accrochées à un arbre ?
(il y en avait beaucoup, je doute qu’il y ait une raison quelconque au-delà de “quelqu’un l’a fait, d’autres l’ont fait parce qu’il l’a fait, et encore d’autres l’ont fait parce que les deuxièmes l’ont fait… Pourvu que cela ne devienne pas comme les cadenas sur les ponts de Paris).

 

Go’o Shrine de Hiroshi Sugimoto. En fait le sanctuaire s’appelle “Go’o” mais le vrai nom de l’œuvre (les deux se confondent) c’est Appropriate Proportion même si je n’ai jamais entendu personne l’appeler ainsi.

 

 

 

Kadoya, la toute première des Art Houses, elle date de 1998 (le bâtiment est bien entendu beaucoup plus vieux, 200 ans environ). Elle contient trois œuvres de Tatsuo Miyajima. J’aime bien Sea of Time, les deux autres, bof.

 

Rien à voir avec le projet, juste une porte ouverte sur un jardin. Notez que j’ai toujours trouvé cette porte ouverte ; j’ai comme l’impression que le propriétaire est pas mal fier de son jardin et qu’il aime bien le montrer aux touristes.

 

L’entrée d’Ishibashi qui contient de magnifiques tableaux de Hiroshi Senju. Ishibashi, ça veut dire pont de pierre et vous comprendrez de suite pourquoi en jetant un œil dans le jardin. D’ailleurs quand vous visiterez le lieu, même s’il sert aujourd’hui de mini-musée, imaginez le en maison où des gens vivent. Ça fait envie, non ?

 

 

La plus récente des œuvres de Naoshima (fin 2016 environ), je ne connais même pas encore son nom. Le bâtiment est signé SANAA et il sert plus ou moins de terminal pour le ferry rapide qui s’arrête au port de Honmura.

 

Haisha de Shinro Ohtake. J’aime bien l’extérieur, l’intérieur un peu moins, mais faudrait quand même que j’y entre de nouveau un de ces jours…

 

 

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Il manque Gokaisho et Kinza. Gokaisho est peut-être l’œuvre que je trouve la moins intéressante de tout l’Art de Setouchi. Par contre, je vous dit tout le bien que je pense de Kinza dans l’article qui lui est dédiée.

 

 


A propos de David Billa

David vient du Sud-Ouest de la France. Après quelques années passées aux États Unis et quelques autres à Paris, c’est aux abords de la Mer Intérieure de Seto qu’il s’est finalement posé. Subjugué par la beauté de cette région malheureusement si méconnue, il a créé ce blog pour vous la faire découvrir.

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